Mais après quoi courons-nous ?

DSC_0407Participer au FINANCE RUN & WALK ne vous empêche pas de réfléchir au sens de l’acte de courir. Nous vous livrerons, à intervalles réguliers, différents angles de réflexion, puisé dans le recueil d’articles publiés sur le site Rue89. Voici le premier texte, signé de la main de Renée Greusard, la journaliste experte.  Il s’agit de l’interview de Guillaume Le Blanc, philosophe-coureur qui a réuni en un écrit ses deux passions, « Courir, Méditations physiques », publié chez Flammarion. La course à pied ne serait-elle que le symptôme d’un monde caractérisé par la vitesse, le mouvement et l’accélération ? C’est plus complexe que cela!

« Pour moi -dit le philosophe- la course est un symptôme et une expérience. Le coureur est pris dans le symptôme mais il ne cesse de le déborder en faisant une expérience. Et ces expériences, même si elles sont petites, ne sont pas sans intérêt, au contraire. Moi, je crois beaucoup que les petites choses ont une grandeur. C’est une manière de ré-enchanter le monde de l’ordinaire dans lequel nous sommes plongés ». Mais après quoi Guillaume Leblanc court-il ? « Moi je crois que courir, c’est se créer une petite figure pour soi que l’on emporte dans l’espace extérieur. Peut-être qu’on court pour éprouver cette transition continue entre le dedans et l’extérieur. Si je savais vraiment après quoi je cours, peut-être que j’arrêterais de courir ».

L’article se lit facilement et est instructif. En tant que coureur, vous vous retrouverez sans aucun doute dans certains propos du philosophe. Lisez ici son interview en entier et surtout, continuez, vous aussi, à vous poser la question « mais après quoi … », la façon la plus sûre de ne pas arrêter.